7 pages et 8 rubriques suffisent pour fixer les règles d’une identité visuelle utilisable sans interprétation hasardeuse. Ce format court rassemble le logo, les couleurs, les typographies, les images et les fichiers dans un document que la stagiaire de l’an prochain saura appliquer.
Charte graphique template : sept pages suffisent si chaque règle est mesurable
Une charte graphique n’a pas besoin de compter 80 pages pour être opérationnelle. Elle doit surtout transformer des choix visuels en consignes vérifiables. Une couleur reçoit un code précis. Un logo possède une taille minimale. Une typographie est associée à un usage. Sans ces données, le document reste une présentation esthétique, pas un outil de production.
Le parti pris de ce template de charte graphique est donc simple : chaque page doit résoudre une situation rencontrée par une petite entreprise. Impression d’une carte de visite, création d’une publication, envoi du logo à un imprimeur, rédaction d’une présentation ou intégration d’une bannière sur un site. Pour cadrer le vocabulaire avant de remplir le modèle, la définition d’une charte graphique distingue clairement identité visuelle, règles d’usage et fichiers d’exécution.
Une bonne charte ne demande pas au lecteur d’avoir du goût. Elle lui donne une règle assez précise pour produire un document cohérent sans l’aide du graphiste.
Le format conseillé est un document A4 de 210 × 297 mm, exporté en PDF. Cette dimension reste lisible sur écran et s’imprime sans adaptation. Sept pages représentent également un volume réaliste pour une équipe de 1 à 50 personnes : le document se consulte rapidement et se met à jour sans reconstruire un manuel entier.

Les 8 rubriques du modèle réparties sur 7 pages
Le modèle comprend huit rubriques, car la deuxième page rassemble deux sujets étroitement liés : le logo principal et ses variantes. Chaque page porte un numéro, une date de version et le nom de l’entreprise. La mention « Version 1.0 — mars 2025 » évite qu’un ancien PDF continue à circuler après une modification.
| Page | Rubrique à remplir | Données attendues |
|---|---|---|
| 1 | Couverture et identité | Nom, activité, promesse, version, contact référent |
| 2 | Logo principal | Composition, fond autorisé, fichier de référence |
| 2 | Variantes du logo | Versions horizontale, verticale, monochrome et négative |
| 3 | Règles d’utilisation | Zone de protection, taille minimale, interdictions |
| 4 | Palette de couleurs | HEX, RVB, CMJN et fonction de chaque teinte |
| 5 | Typographies | Polices, graisses, tailles et hiérarchie |
| 6 | Iconographie et photographie | Style, cadrage, lumière, pictogrammes et exclusions |
| 7 | Mises en page et fichiers | Grille, marges, formats, noms de fichiers et responsable |
Cette architecture couvre le socle d’une identité visuelle. Le dossier consacré à la charte graphique sert à approfondir les règles de conception, de déploiement et de maintenance lorsque l’entreprise possède plusieurs marques ou de nombreux supports.
Charte graphique template : quoi écrire sur chaque page ?
Page 1 : identifier le document et son périmètre
La couverture affiche le nom de l’entreprise, son activité en une phrase, la version du document et le nom du référent. Ajoutez le périmètre : communication institutionnelle, commerciale, recrutement ou marque employeur. Une charte destinée à toute l’entreprise doit le dire explicitement.
Évitez les paragraphes sur les valeurs si aucune règle visuelle n’en découle. Remplacez « une marque chaleureuse et moderne » par une consigne exploitable : « photographies en lumière naturelle, personnes en situation réelle, aucun détourage sur fond artificiel ».
Page 2 : présenter le logo principal et ses variantes
Placez le logo principal sur fond clair, puis sa version négative sur fond sombre. Nommez chaque construction : horizontale, verticale, symbole seul et monochrome. Le symbole seul doit être réservé aux espaces où le nom reste déjà identifiable, comme un avatar associé au compte officiel de l’entreprise.
Identité visuelle7 identités visuelles réussies à décortiquer avant de créer la vôtreIndiquez le format adapté à chaque usage. Le SVG convient aux interfaces et conserve des tracés nets à toutes les dimensions. Le PDF vectoriel est destiné aux échanges avec les imprimeurs. Le PNG transparent répond aux usages bureautiques et aux publications numériques. Le JPEG ne convient pas à un logo nécessitant un fond transparent.
Page 3 : fixer les limites plutôt que montrer seulement le bon usage
La zone de protection se mesure avec une unité issue du logo, par exemple la hauteur d’une lettre ou la largeur du symbole. Écrivez : « laisser autour du logo un espace égal à la hauteur du A ». Une formule mesurable reste applicable dans un logiciel de présentation comme dans un outil de mise en page.
Ajoutez une taille minimale distincte pour l’impression et l’écran. Une règle claire ressemble à ceci : « largeur minimale de 25 mm en impression et de 120 px à l’écran ». Les interdictions doivent montrer les erreurs courantes :
- ne pas étirer ni comprimer le logo ;
- ne pas modifier ses couleurs ;
- ne pas ajouter d’ombre, de contour ou de dégradé ;
- ne pas incliner la composition ;
- ne pas placer le logo sur une image qui réduit sa lisibilité.
Page 4 : noter tous les codes de la palette
Un nom comme « bleu nuit » ne suffit pas. Pour l’écran, consignez les valeurs HEX et RVB. Pour l’impression en quadrichromie, inscrivez les valeurs CMJN validées sur un tirage. Associez aussi chaque couleur à une fonction : fond principal, texte, bouton, accent ou information secondaire.
Contrôlez le contraste des textes. Le seuil de référence est de 4,5:1 pour un texte courant et de 3:1 pour un grand texte. Une couleur de marque peut rester dans la palette tout en étant interdite derrière un petit texte blanc si le contraste est insuffisant.
Page 5 : transformer les typographies en hiérarchie
Le nom d’une police ne constitue pas une règle complète. Précisez les graisses, les tailles, l’interlignage et les usages. Limitez le système à deux familles : une pour les titres, une pour le texte courant. Mentionnez une police de remplacement installée sur les postes internes afin de préserver les documents bureautiques.
| Élément | Police et graisse | Taille indicative | Règle |
|---|---|---|---|
| Titre principal | Georgia Bold | 32 à 40 pt | Une ligne privilégiée, alignement à gauche |
| Intertitre | Arial Bold | 18 à 24 pt | Pas de capitales intégrales |
| Texte courant | Arial Regular | 10 à 12 pt | Interlignage de 140 % à 150 % |
| Légende | Arial Regular | 8 à 9 pt | Contraste maintenu, phrase courte |
Page 6 : encadrer les photographies et les pictogrammes
Décrivez des critères visibles : lumière diffuse, arrière-plan sobre, cadrage à hauteur du regard, saturation modérée et présence humaine en situation de travail. Indiquez aussi ce qui est exclu, comme les poses figées, les filtres colorés systématiques ou les photomontages sans rapport avec l’activité.
Pour les pictogrammes, fixez l’épaisseur du trait, la forme des angles et le nombre de couleurs. Une série cohérente utilise la même grille et le même traitement. Mélanger des icônes pleines, des contours fins et des illustrations en perspective produit immédiatement une rupture visuelle.
Page 7 : organiser les mises en page et les fichiers livrés
Montrez une page type avec ses marges, sa grille, l’emplacement du titre et la position du logo. Sur un document A4, une base simple utilise des marges de 15 à 20 mm. Précisez les règles pour une présentation 16:9, une publication carrée et une signature électronique si ces supports sont réellement employés.
Terminez par la liste des fichiers et une convention de nommage. Par exemple : « nom-marque_logo_horizontal_bleu.svg » ou « nom-marque_logo_monochrome_noir.pdf ». Bannissez les noms tels que « logo-final-v2-bon-definitif.png ». Nommez le responsable des mises à jour et l’emplacement interne où se trouve la version validée.
Exemple rempli d’une charte graphique template
Voici un exemple pour Maison Noroît, entreprise fictive de rénovation intérieure. Ce nom et cette identité servent uniquement à illustrer le remplissage du modèle. Ils ne constituent pas des éléments à reprendre pour une autre entreprise.
- Identité : Maison Noroît — rénovation d’appartements anciens — Version 1.0, mars 2025.
- Logo : composition horizontale prioritaire ; monogramme réservé à l’avatar et au marquage inférieur à 30 mm.
- Protection : espace libre égal à la hauteur du N ; largeur minimale de 28 mm en impression et 130 px à l’écran.
- Couleur principale : bleu ardoise, HEX #243746, RVB 36/55/70, CMJN 49/21/0/73.
- Couleur secondaire : sable clair, HEX #E7DDCC, RVB 231/221/204, CMJN 0/4/12/9.
- Accent : terre cuite, HEX #B65F47, RVB 182/95/71, CMJN 0/48/61/29.
- Typographies : Georgia Bold pour les titres ; Arial Regular et Bold pour les textes, tableaux et documents internes.
- Photographies : lumière naturelle, matériaux visibles, plans larges et détails de finition ; aucun filtre bleu.
- Mise en page : marges A4 de 18 mm, titres alignés à gauche, aplats sable limités aux encadrés.
Un exemple de charte graphique détaillé aide à vérifier le niveau de précision attendu avant validation. Pour une version destinée à des partenaires internationaux, les termes techniques et les intitulés adaptés figurent dans le dossier sur la charte graphique en anglais.
Personnaliser le modèle sans perdre les règles utiles
Commencez par supprimer les supports absents de votre quotidien. Une entreprise sans communication imprimée n’a pas besoin de trois pages sur les finitions papier. En revanche, elle doit documenter ses formats numériques, ses avatars, ses bannières et ses modèles de présentation.
Identité visuelleCharte graphique des JO 2024 : 5 partis pris qui ont façonné l’identité des JeuxFaites ensuite tester le document par une personne qui n’a pas participé à sa création. Donnez-lui trois tâches concrètes : sélectionner le bon logo, composer une page A4 et choisir une couleur de bouton. Toute hésitation signale une règle manquante, un fichier mal nommé ou une instruction trop subjective.
Conservez enfin une seule version validée. Le PDF sert de référence en lecture, tandis que le fichier source reste réservé au responsable de l’identité. Le générateur de charte graphique permet de structurer ces informations avant leur mise en page et d’éviter les rubriques oubliées.




